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Bernard Grondin

conteur, Québec

 

 

 

un équilibriste qui se joue du vide

Exigeant, créatif, impertinent, exubérant, poète... Bernard s'amuse quand il conte. Il s'adresse à chacun, rebondissant sur chaque réplique, jouant sur les mots, entraînant son auditoire dans des chemins toujours nouveaux...

Il jongle avec les paroles, avec les images... et de temps en temps il en envoie une à son auditoire qui n'hésite pas à entrer dans son jeu. C'est que malgré son allure plutôt fantasque, ses coups de gueule salvateurs, son rire tonitruant, c'est un tendre: on le sent bienveillant et positif. Il aime son prochain et ça se sent.

C'est un sage qui joue au bouffon du roi ... et le roi, c'est le public! 

Son langage est savoureux, assaisonné de mots populaires québécois imagés ou surprenants. il joue sur les différences entre notre fançais et le sien, rit des doubles sens, s'amuse avec nos mots,

 Toujours prêt à de nouvelles rencontres, à de nouvelles expériences... c'est un équilibriste qui ne tombe jamais, car il a plus d'un tour dans son sac.

S'il ne tombe pas, c'est qu'il sait qu'il peut se lancer: son filet est à toute épreuve: son répertoire et solide. Avant de partager ses contes avec le public, il les  remet sur le métier sans cesse, les travaille, les détruit pour les reconstruire, les paufine... et alors il peut s'amuser avec eux, improviser autour, les faire évoluer avec le public... Ses contes vivent.

 

 

.      juillet 06 049   .  .   Bernard-h-832.jpg

DSCF6737   .   .   .

 

 

 

sommaire:


le conte est une rencontre

répertoire

ce qu'ils en disent

parcours

 

 

 

 

 

le conte est une rencontre:

 

 

 

 

"Si j'ai choisi le conte, c'est qu'il s'agit d'une présence. Il y a un canevas, mais on brode, on invente et surtout on s'adresse au public...C'est ainsi que les contes doivent être dits. Comme à la veillée d'autrefois. Ou alors dans les bars et les cafés, là où sont les gens. Le conte est une rencontre."

Bernard Grondin

« C’est pas dans l’sang qu’il l’a, c’est dans la moelle »,dixit un spectateur 

 

 

 

 

 .   .   .   .     

 

 

 

 

 

Répertoire

 

tout public

la chaise à deux pattes

"Une soirée de jour de l’an, dans la p’tite maison de bardeaux noircis de mes grands parents; les chaises adossées au mur de la cuisine, les mononcles pis les matantes qui jasent, s’ostinent, pis rient à n’en plus finir. À travers toutt c’te brouhaha-là, ma grand-mère qui s’met à taper du pied, turluter pis à raconter, raconter... Nous autres, les enfants, on a abouti dans l’escalier, ahuris de voir notre grand-mère nous en mettre plein nos âmes.
 C'est en souvenir de cette soirée qu'on va se faire notre soirée... d'adultes..! Pour votre
plus grand plaisir : des contes de traditions québécoise, amérindienne, inuit…, des contes
nés ou transformés par des gens de la terre du Québec ."

 

 

contes en bourrasque du Québec

contes puisé dans le répertoire en fonction de l'auditoire, du lieu et du moment.

 

 

La poiluse et autres marginaux.

C'est toujours aux personnages bizarres qu'il arrive une aventure pas d'allure.
Ils sont nés avec quelque chose en trop ou en manque, et ce quelque chose leur ouvre une porte que l'on croyait impossible ou inexistante.
C'est grâce à eux si le monde devient vivable... et même Joie.
On serait fous de s'en passer !
Ouvrez les portes !
À qui la rue ? ... !
Laissons-les vivre parmi tous !
Et à nous les grands fous rires !



 

"le rang du conteur":
"Un trésor !
J’ai un trésor !
On m’a donné un véritable trésor !
Trente-cinq vieilles cassettes audio enregistrées par un drôle de vieux bonhomme du nom de Roger Ouellet, pendant que sa verve était encore toute vive... Un homme ayant fait mille et un métier dont celui de conteur dans les camps de bûcherons re.
...J’ai donc entrepris un travail d’assemblage, de sauvegarde et surtout d’apprentissage en vue de faire œuvre de continuité de la tradition contée de Roger Ouellet.
J’ai eu besoin de longs mois, vu l’ampleur de l’œuvre.
Mais voici, les contes à Ouellet ont envie de se faire entendre.
Et comme disait Roger Ouellet :
-« J’ai tellement de choses à vous raconter ».
Alors , on est aussi ben de commencer à un moment donné."

 

 

 

"Daudet à ma façon"

C'est en passant chez Daudet que Bernard Grondin a glané des contes... et les redonne en se les réappropriant. Un régal... surtout pour ceux qui connaissent les contes de Daudet! que d'autres

 

 

contes urbains
Avec ses contes urbains, Bernard crée dans la continuité des contes les plus forts du répertoire de l'humanité... "Tristan", "le sommet des Amériques", "la poutine" ...




enfants



contes aux petits pois

une sélection de contes en fonction de l'âge de l'auditoire

 

      extrait (Festival Interculturel du Québec): .

(cliquer sur la photo)


ce qu'ils en disent

 

ses pairs

" Ses contes urbains sont tous complètement sautés où jaillissent des moments de merveilleux, de poésie, de critique sociale vitriolique. Il puise dans ce que les vieux de partout ont raconté et de cet héritage, réinvente son propre verbe. A peine s'est-il assis que déjà il bondit. Où est le personnage, où est le conteur? Où commence et où se termine la fiction? Peu importe, vaut mieux tout prendre: son histoire d'ami disparu, son regard lucide sur la mort et sur la vie... Analogie moqueuse avec l'actualité, en rien flatteuse pour l'élite, histoire du chien savant...Il mène tout le monde en bateau, invoquant des menaces reçues pour avoir promis quelques flèches au prochain Sommet des Amériques dans son conte, il s'enfonce dans la psychose d'un complot de la CIA et clame l'impossibilité de poursuivre... Ce qui ne l'empêche pas de s'éclater dans une délirante histoire cousue de propos sur la pauvreté, la sainteté, et la communion contrite des puissants.
Plus le contexte est difficile, plus Grondin réinvente, improvise. Monté sur ressort, braillard, revendicateur, il utilise comme personne sa voix dans tous les registres possibles, avec des "zones d'humour" jamais gratuites, passant d'un combat à un autre, et désespérément tendre et optimiste. On devrait mettre à l'entrée de ses spectacles: attention, danger!"
Eric Premel (Paroles d’Hiver 2004)

 

 

 

la presse

 

 


…Tous complètement sautés.
…jaillissent des moments de merveilleux, de poésie, de critique sociale vitriolique. Le cadeau de Noël en prime.
Cette année, nous devons ces moments à Bernard Grondin, cofondateur de la Tuque Rouge qui produit depuis six ans des Contes urbains au Théâtre de la Bordée de Québec, conteur prodigieux, clown disjoncté sur l'acide, poète flyé et sensible, une découverte. Il parle de mort et d'amitié, de suicide et de joie de vivre et on y croit.

Contes urbains - Anne-Marie Cloutier - La Presse (Montréal)

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…Fameux conteur

Grand bien nous fasse ! Ça aura permis de découvrir un fameux conteur en la singulière personne de Bernard Grondin qui chez lui depuis huit ans déjà, s¹adonne avec d¹autres à des séances semblables à La Tuque Rouge.
À la fois auteur et conteur, il est venu nous mettre dans le coeur une touchante histoire qui savait étonnamment rendre hommage autant aux morts qu¹aux vivants. Marci aurait dit Gerry.
 

Contes urbains - Dominique Lachance - Journal de Montréal

 

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…voici un cru au-dessus de la moyenne, grâce aux auteurs et comédiens invités par les directeurs artistiques de l'événement, Yvan Bienvenue et Bernard Grondin

…Puis, l'exubérant Bernard Grondin met le feu aux poudres avec le récit imagé et émouvant du suicide de son copain Tristan, un artiste broyé par l'angoisse. Pour reprendre les mots de Grondin, voilà un conte pas racontable à moins de l'avoir vécu, qui réveille les consciences...

Contes urbains - Catherine Hébert - Journal VOIR Montréal

 

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Ah ! La magie de Noël des Contes urbains... -- 
La salle de spectacle est pleine à craquer. On sirote une petite bière, on placote, les joues rougies par le froid et le bonheur d'être là…
…Autre temps fort: celui de la performance de Bernard Grondin de La Tuque rouge, qui produisait depuis six ans Les Contes urbains à Quebec. À peine s'est-il assis que déjà il bondit. Où est le personnage, où est le conteur? Où commence et où se termine la fiction? Peu importe, on achète tout: son histoire d'ami disparu, son regard lucide sur la mort et sur la vie…

Non seulement ce fut sans regret, ce fût réjouissant! Joyeuses fêtes!

Contes urbains - Amélie Giguère -  Journal ICI (Montréal) 

 

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Pour le moins audacieux !

…Sans conteste le moment fort du spectacle, Le fou du roi, de Bernard Grondin, analogie moqueuse avec l'actualité, en rien flatteuse pour l¹élite, histoire d'une chimère demi-frère de René-charles, fils de Céline Dion et René créée a partir d'un spermatozoïde du-dit Angelil et d'un amalgame de toutes sortes d'espèces animales, fut hilarant et inédit. Le contact que Bernard Grondin crée avec le public est digne de celui d'un grand conteur: il a le don de présenter une histoire sans queue ni tête qui se tient, et de suggérer les choses plutôt que de les dire, pour donner la réplique à son auditoire et le faire participer. (…
)

Contes urbains - Annie Caron - Impact Campus 

 

 

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       « Ma » révélation :  Bernard Grondin, dans Le Roi Renaud des Contes urbains. 

 

André Ducharme - Culture Radio-Canada – THÉÂTRE : COUPS DE COEUR 2002

 

 

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Le meilleur cru.
(…) Par la diversité de l'inspiration, par la vigueur littéraire, par la qualité d'ensemble de l'atmosphère et, surtout, par la maîtrise de l'interprétation, la présente édition des Contes urbains s'impose en effet comme la plus substantielle de l'histoire de la prestation à Québec.
.... Enfin, Bernard Grondin nous mène en bateau, et habilement à part ça. Invoquant des menaces reçues pour avoir promis quelques flèches au prochain Sommet des Amériques dans son conte, il s'enfonce dans la psychose d'un complot CIA-GRC et clame l'impossibilité de poursuivre... ce qui ne l'empêche de s'éclater dans une délirante histoire cousue de propos sur la pauvreté, la sainteté et la communion contrite des puissants à la sagesse prodigieuse de son message d'artiste. Notez le titre: Un vrai mensonge...

 

Contes urbains  - Jean Saint-Hilaire    Journal Le Soleil

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(…) Les Contes Urbains sont une bénédiction que je vous souhaite tous tellement l'humanité qui s¹en dégage apaise les tourments de l'âme.

Contes urbains  - Éric Moreault,         Le Soleil

 

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Contes urbains 1999 offre des moments d'émotion intense.

(...)" La gratte à Gosselin "; délire Einsteinien sur bogue appréhendé de Bernard Grondin, est assurément le conte le plus hirsute de la soirée. L¹auteur I'interprète avec énergie et verve. Le verbe, volontiers licencieux, est hoqueté, mitraillé et savoureusement coloré par le geste et l'expression physionomique.

 

Contes urbains  - Jean St-Hilaire      Journal Le Soleil  Québec 

 

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(...) Parmi tous ces contes drôles et bouleversants à la fois, il est indispensable de mentionner I'interprétation merveilleuse de Bernard Grondin dans le rôle d'un vieil aveugle qui raconte comment il a perdu la vue étant enfant par la faute d'un vieux et de son chien savant. .Chien savant., est conté dans une noirceur totale pour mieux laisser notre imaginaire voguer au gré des images que suscite le conte.

 Contes urbains  - Céline Boisvert   -  La Presse

 

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Va-nu-pieds est un spectacle artistique bien conçu, simple, ingénieux et efficace, au caractère chaleureux et intime qui fascine les enfants.
C'est a la fois un merveilleux divertissement et une excellente initiation au théâtre de marionnette.

Marionnettes (1996) - Serge Laplante           Journal Le Devoir Montréal

 

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 Le spectacle interactif crée par Bernard Grondin, se remarque par son imagination enjouée, son énergie et sa ferveur contagieuses. L'histoire est à la fois toute simple et abracadabrante, les petits savourent l'incessante invention visuelle qu'apportent ces comédiens de peluche emportes par une histoire aux développements farfelus.

 

      Marionnettes (1995) - Jean St-Hilaire -   Journal Le Soleil


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3e festival Paroles de Partout, au Pellerin : des contes dits chez l'habitant
Le Québec en délire de Bernard Grondin

Invité du 15 au 20 septembre, au Pellerin, pour le festival Paroles de Partout, l'étonnant conteur québécois Bernard Grondin se produit également ce soir (20h30), à Cosmopolis, avec son spectacle "La chaise à deux pattes". Attachez vos ceintures, voyage au pays des rêves ! […]

"Si j'ai choisi le conte, c'est qu'il s'agit d'une présence. Il y a un canevas, mais on brode, on invente et surtout on s'adresse au public." […] Il connaît bien la France, où il s'est déjà produit lors de nombreux festivals, et se réjouit d'avoir été invité au Pellerin. "C'est ainsi que les contes doivent être dits. Comme à la veillée d'autrefois. Ou alors dans les bars et les cafés, là où sont les gens. Le conte est une rencontre." […]

        Ouest-France

 

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Festival Celtique de Québec 2009
« Bernard Grondin, un conteur né, a tenu en haleine pendant plus d'une heure les petits et
les grands. Tel un chef d'orchestre, il est parvenu à faire faire à son auditoire captif tant la
poule pondeuse que les cris d'un monstre à sept têtes. Suspendus à ses lèvres, les
enfants attendaient impatiemment d'être choisis pour incarner Ti-Jean ou Jacques, les
deux frères de ses récits. »

Marie-Josée Nantel- Journal Le Soleil 

 

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Festival de contes de St-Jacques de Leeds 2009

À la fin du parcours, le célèbre conteur international, Bernard Grondin, natif de Thetford
Mines, terminait en beauté cette soirée.

 Daniel Duplessis, Courrier Frontenac de Thetford-Mines,

 

 

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Là sans doute réside la force séduisante du conteur : dans ce rapport direct, chaleureux, intime avec les autres, qu’ils soient cinq, 20 ou 100, car « c’est tout l’être humain qui s’exprime », selon Bernard Grondin, conteur et animateur des soirées Contes et Légendes au Fou Bar de Québec. Le conteur ne se cache pas derrière les artifices de l’humoriste ou les personnages du monologuiste. Cette authenticité plaît aux gens de tous les âges, surtout les 25-35 ans vivant en milieu urbain, qui, dans des lieux pas toujours propices à l’écoute comme les bars, affichent une attention qui surprend encore Bernard Grondin alors qu’il anime ces soirées depuis décembre 1999.
Tout enmorphosé
 Il y a la métamorphose, le merveilleux et ce quelqu'un sous l'emprise du merveilleux qui se métamorphose constamment. Comme sous l'influence d'un sort à volonté; un conteur en état de transe semi-volontaire. Des histoires contemporaines délirantes en parallèle avec d'anciennes histoires recueillies sur bandes sonores sauvés in extremis du désastre du temps. Le conte qui passe du camp de bûcherons à la ville de béton. Deux sortes d'histoires enracinées dans la tradition. D'un coté, l'héritage donné au conteur Bernard Grondin, trente six cassettes de contes enregistrés par Roger Ouellet, conteur de tradition de Sainte-Agnès de Charlevoix en Québec. Et de l'autre, non pour faire opposition mais bien continuité, des histoires ancrées dans l'urbanité contemporaine. Le merveilleux avec les histoires, c'est qu'elle se transforment au gré des temps et de qui les raconte. Et qui et/ou quoi que ce soit qui écoute prenant aussi plaisir à l'enmorphosement.

      Journal de l’école nationale du Canada 

 

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Bernard Grondin se définit comme un raconteur d'histoires de toutes sortes, les autres le voient comme un conteur, un conteur libre, comme un artiste de la scène « nouveau genre ». Pourtant, cette spectacularisation du conte (ou du conteur) n'a rien de nouveau; elle est au contraire bien implantée dans la tradition des veillées familiales et locales où l'on se réunissait, par exemple les soirs d'hiver, pour écouter des contes, légendes, histoires, chansons, et autres. L'oralité était d'ailleurs bien présente dans sa famille, notamment grâce à ses oncles qui prenaient plaisir à animer ce type de soirées. Bernard Grondin se voit en ce sens comme celui qu'on a bien voulu entendre transmettre une part de son patrimoine vivant. Or, son répertoire n'est pas constitué que d'histoires de chez lui. On peut par exemple penser au corpus de contes du regretté Roger Ouellet de Sainte-Agnès en Charlevoix, appelé (entre autres) le conteur. Aussi, on compte dans son répertoire des récits provenant de divers endroits. Au gré de ses voyages et de ses rencontres notamment au sein de la francophonie, il gonfle chaque fois son « sac à contes » d'histoires amérindiennes, inuit, africaines, américaines, européennes, etc. Contes d'animaux, de Ti-Jean, à rires, à faire peur, qui parlent d'excréments ou de la réalité, les thématiques sont variées. Son répertoire se veut métissé, à l'image du public à qui il le raconte. Si ce dernier se réfugie de plus en plus dans l'anonymat d'une salle sombre, Bernard Grondin tient à demeurer en relation avec lui et avec la tradition. Celle-ci impose de conserver la simplicité dans sa performance, de conter avec des gens plutôt que pour eux. Il veut ainsi respecter cette manière « québécoise » de conter, de transmettre cette constante qui fait la spécificité des conteurs québécois. Si les conteurs amérindiens ou africains (comme les griots) véhiculent tout un mode de vie, le conte au Québec n'est pas pour lui vecteur de moralités. « Les Québécois n'aiment pas se faire faire la morale » (source orale). Le conte est ici divertissement, structuration d'un imaginaire débordant, véhicule de créativité et d'identité. Au mieux, le conte sert à l'intériorité et plaît à la pensée. Le conte fait vivre la culture (et vice versa), crée un moment d'émotion et de liberté. Liberté et raconter vont par conséquent de pair, censurer le conteur l'invite à se taire. Tous les lieux sont propices pour exercer cette pratique : « Il n'y a pas de place pour ne pas faire de conte », explique Bernard Grondin.

APPRENTISSAGE ET TRANSMISSION

Pour lui, c'est le conte qui choisit son conteur. Il voyage vers lui dans le but de le conquérir et de pouvoir atteindre d'autres conteurs. L'apprentissage d'un conte se fait selon lui par l'apprentissage de la liberté. Plus il sera libre et disposé à en recevoir, plus il sera en mesure d'apprendre des contes. L'apprentissage d'un conte se fait habituellement par démonstration d'un individu à l'autre. Une fois qu'il a entendu et bien saisi un conte, il l'essaye en le racontant à sa manière à quelques reprises. Il remarque ainsi si le conte semble vouloir l'adopter ou non. Si c'est le cas, il en deviendra le porteur. On peut aussi apprendre un conte par contact médiatisé, voire en lisant. Par exemple, Bernard Grondin n'a jamais rencontré Roger Ouellet de son vivant. C'est la fille de ce dernier qui lui a transmis les enregistrements de son père pour qu'il les apprenne. Il ajoute : « Aujourd'hui, même mort, on peut encore raconter ». En ce qui a trait à l'art oratoire, Bernard Grondin dit avoir développé son art au fil du temps, s'inspirant de ses oncles, d'autres conteurs. Il a cependant peaufiné son art avec des formations en cirque, en théâtre, en chant, et autres. Un conte se transmet selon lui dès qu'il est raconté. En ce qui a trait à son art oratoire, on peut constater, notamment sur la vidéo, que sa fille Louve suit déjà les traces de son père.

   Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatérie

 

 

 

 

 

    parcours


 Bernard Grondin est né dans les années 1970 au Lac Rond, près de Thetford Mines. Sa grand-mère l'invitait tout jeune à écouter le son des feuilles dans le vent et à s'émerveiller de la vie. Il assistait aussi avec intérêt aux veillées animées où ses oncles savaient capter et maintenir l'attention du public par leurs histoires. Il dirige sa carrière du côté des arts de la scène en suivant des formations en théâtre, en cirque, en chant, parmi d'autres. En 1999, alors qu'il fait une représentation de marionnettes à l'extérieur du pays, le public exige un rappel. Non préparé à cette éventualité, il décide de se présenter seul à la scène et d'offrir au public quelques contes traditionnels qui lui viennent en tête. Il est frappé d'intérêt pour ce médium qu'il connaît bien et décide de se lancer dans cette veine. Il participe à nombre de soirées dans des bars et des petites salles de spectacle, monte plusieurs projets dont des veillées de contes, rejoint et dynamise divers cercles. Rapidement, il devient l'une des têtes d'affiche du conte-spectacle et participe à sa façon à la (re)montée de l'intérêt pour le conte au Québec. En 2002, il aménage en Charlevoix, dans le rang du conteur, où il rencontre la fille de Roger Ouellet. Elle décide de lui léguer les 36 cassettes et les transcriptions constituant le répertoire de contes que son père a enregistré avant de mourir. Il intégrera ce répertoire dans le sien et les fera revivre avec ses performances. Il multiplie ces dernières et va jusqu'à représenter le Québec dans nombre d'évènements internationaux. On le réclame aujourd'hui jusqu'en Europe. Il continue en revanche de raconter dans des cercles plus intimes, plus personnalisés. Bernard Grondin ne cherche pas à conserver à tout prix l'intégralité des contes traditionnels. Il n'hésite pas à les faire vivre dans l'actuel, à les retoucher selon l'inspiration du moment. Fidèle à une conception libre de l'art oratoire, chaque conte ne répond pas à un schéma préparé. C'est le conte qui mène le conteur.

 


Une formation complète:

Théâtre : conservatoire d’art dramatique de Québec, Ecole nationale de théâtre du Canada.
Mime : école de mime de Montréal
Danse : université du Québec à Montréal, écoles de danse Jurkovicth, Jo Lechay, Linda Rabin
Cirque : Ecole nationale de cirque

 

un parcours de comédien, metteur en scène, marionnettiste,  et finalement de conteur 

 Après une formation en danse, mime, théâtre, cirque, le conte s'approprie Bernard Grondin. Il a cofondé le Cercle des conteurs de Québec, les Productions LOGOS conterie (Contes urbains à La Licorne de Montréal), les productions La Tuque Rouge (Contes urbains au Théâtre de La Bordée de Québec et les contes de la Tuque rouge au Babylone café à Québec). Il conte dans divers festivals en Europe, en Afrique, en Nouvelle-Calédonie, a fait une tournée des cuisines de villages du Québec et a même conté dans des champs pour des vaches du Poitou lors du Festival du Nombril du monde en France. Boursier des Conseils des arts du Québec et du Canada, il a été salué comme la révélation de l'année 2002 par le critique André Ducharme de Radio-Canada à Montréal.

 

 

extraits du parcours:


 

Contes en Marionnettes

1996 : création du théâtre « Au ptit galop »
créations (1995 à 2000): « Va-nu-Pieds », « La lune court toujours », « Le petit Poucet », « Ti-Jean les oreillers », « La légende du pissenlit »
collaboration au scénario de « Faust, Pantin du diable » (Prix « Masque »)
 

théâtre et contes

interprétation et contes d’Yvan Bienvenue, Olivier Choinière
interprétations : notamment Macbeth (de Michel Garneau, théâtre O Parleur, par W Mouawad)…
 

Contes à la radio :

Plusieurs émissions depuis 1999 : CKIA 96, Radio Canada, Gâtines FM (France), radio francophone à Iqakuit au Nunavut

 

contes urbains : 

créations : notamment « les grenouilles transgéniques », « la gratte à Gosselin », « un vrai mensonge »,  « le fou du roi », le Roi Renaud ».

 

animation-conte :

Café des Arts de Québec (2000-2001), Fou Bar de Québec (depuis 1999)

 

 

participations aux festivals:

Québec : Carnaval de Québec , Festival International des Arts Traditionnels de Québec (FIAT), festival multi-ethnique de Trois-Rivières,  festival des Hauts Parleurs, festival des Grandes Gueules de Trois Rivière, festival interculturel du Québec, festival de Bouches à Oreilles (Montréal), festival international d'été (Québec), Fêtes du Faubourg (Québec), Fêtes du Bourg de Beauport, festival de Beaumont,   ...

Etranger : Festival Yeleen au Burkina Faso,  Paroles de Sable (Niger), Festival de musique et danse du monde de Courcouronnes, Festival de Pérouges, Festival de Lyon,  Paroles de Nuit, festival des Bouches Décousues, festival de rue de Vigneux, festival du polar à la Maroquinerie,  festival interculturel de Saint-Michel à Bordeaux, festival de Chevilly Larue,  festival La Bouèze (Bretagne), festival du Nombril (Pougne-Hérisson),Paroles d'Hiver, festival de Grenoble, Paroles de Partout (Nantes),  ...
 

quelques lieux :

au Québec : Grand Théâtre, Théâtre de la Bordée, Musée de la civilisation de Québec,Le Troquet (Ottawa), Muséd de Charlevoix, Moulin de Saint Eustache,     …
à Paris : Théâtre de l’Ogresse , La Maroquinerie, Arslonga, Le sourire en amande, Le Bouquin affamé,...
autres lieux en France : maison d’Alphonse Daudet, parc Caillebotte à Yerres, Grand Mamitou à Bordeaux, théâtre national d’Angoulême, maison du Québec à Saint Malo, résidence à l’hôpital de Bligny, virée de printemps « swing la bacaisse » en Poitou, …

 

 

interventions régulières dans les bibliothèques, écoles, foyers de vie, hôpitaux, centres culturels…

Ateliers, créations spécifiques.

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